A travers gare et regard, au jour pointé, je me suis évadé sur des trains de lignes de fuite
Au hasard de l'une d'elle, j'ai pris celle qui remontait le temps, celle qui prenait la tangente,
A travers les lignes
Salle d'attente, les jours passent, des trains s'effacent, des ombres s'esquissent en gage, sans bagage
Carte postale à composter, souvenir d'un Billet aller sans détour, désir de fuite en vagabondages
Lignes dérivées
Train de Jour, Train de nuit; se suivent en parallèle, un monde s'éloigne, et un autre se rapproche,
Toujours dans son train de vie, en suivant ses envies, ses ennuis, tout défile comme un film de cinoche
Changement de ligne
A chacun sa ligne, sans jamais se rencontrer, les pensées se croisent en sens inverse, destination intérieure
à une correspondance, la nuit est remontée en surface, une lumière blanche a plongé dans les profondeurs
Lignes profondes
Compartiment tamisé, places réservées, genre; sentiment partagé, d'un départ imminent
Premier échange; des mots infimes, premier émoi, regards intimes en accompagnement
Grandes lignes
Emporté par ce désir infini, de toucher la porte des lumières de la nuit, et de prendre des mains de traverses Attiré par la folie de ne jamais revenir, de ne plus rêver à autre chose, par la force des choses: Le monde s'inverse
Train de ligne
D'une façon mécanique, les pas se font plus rapides, plus magnétiques, à travers le tunnel kaléidoscopique Étincelles électriques, les caténaires se mettent en ligne, le cœur s'accélère, démarre la loco-émotive cosmique
La ligne bleue
De gare en aérogare, à prendre des escalator, des ascenseurs, à toute heure comme un commis voyageur Départ immédiat: Voie A ; sous les verrières, les passerelles, refluent les annonces des hauts parleurs
à la ligne
Lancé à grande vitesse, les souvenirs électriques se chargent dans la mémoire vive, à travers un paysage cinétique Cadencé au rythme des wagons de sentiments, de poèmes tagués à fleur de béton, tombe ce jour pluvieux hypnotique
entre les lignes
Ligne continue
Ligne par ligne
File les jours et les nuits à la vitesse de l'éclair, et la vie s'écrit sur des grandes lignesen point de mire Comme un cœur qui bat au rythmedes saisons, des maisons, de ces gares, de ces liaisons passagères
Je ne dors plus, mes nuits sont devenues un enfer. La nuit revient, repart,
revient, toujours de la même façon, avec sa robe noire. Au passage, elle
allume...
Au plus près....
Je me suis approché, toujours plus près, encore plus près,
Je t'ai senti comme à côté, tu ne pouvais plus m'échapper
La joie m'a saisi...
Mister froid est revenu fin janvier avec un long manteau blanche neige,
l'hiver vient de se coucher à ma porte. La journée a été Grease, le froid
m'a collé...
Une fin de course annoncée, une mauvaise nouvelle des étoiles, la rue m'a
désertée, la poussière s'est faufilée, comme un rat des villes, je dois
rentre...
Cocktail de questions pour allumer le cigare
Qui êtes-vous au juste?
Un type banal, parfaitement ordinaire, qui fait sa vie en fonction des
opportunité...
Livre de merNe plus entendre à cette mer, à part sa douce vague,
J'ai vu défiler tellement d’aventurières, à se dévoiler
Sur le pont aux bises des alizés, près à se déshabiller,
Dans mes mains respirent leur doux parfum d'algues.
A mes heures perdues, je feuillette le "Liber Amer"
D’un vieux loup de mer plus conteur que Libraire
Du phare, je fouille pour trouver cette perle rare
Sur des vagues de pages écorchées de toute part.
Ne plus apercevoir cette vigie où son effigie m'atterre,
J'ai pris ce goût amer pour les récifs au fil tranchant,
Tous ces embruns qui finissent au loin sur une prière,
Pas de canot survivant, ni pour ce dernier approchant.
A mes heures perdues, je feuillette le "Liber Amer"
Du vieux loup de mer aussi conteur que Libraire
Au phare, je fouille pour entrevoir cette perle rare
Sur des vagues de pages écorchées de toute part.
Ne plus percevoir tous ces sages messages attachés,
Je n'ai pas pu atteindre toute la grâce de ces goélands,
A travers ces immenses mirages de nuages à détacher,
Les pages se défont, se déjouent de moi et s’en allant.
A mes heures perdues, je feuillette le "Liber Amer"
De ce vieux loup de mer, conteur des livres de mer
Du phare, je fouille pour apercevoir ma perle rare
Sur des vagues de pages écorchées de toute part.
Ne plus sentir cette eau de mer, à part sa contre vague,
Celle qui se retourne glacée, dans mes bras d’amarrer,
Tu m'appelles plus encore l'arbre de marbre qu'on élague,
Ciel de coquillage et de sable salé, dans mon bois torturé.